28 janvier 2026
A l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars, à Horbourg-Wihr, la campagne s'organise autour de deux figures bien connues de la vie politique locale. Le maire sortant Thierry Stoebner, fort de son expérience à la tête de la commune et de ses responsabilités intercommunales, brigue un nouveau mandat. Face à lui, Christian Dietsch, élu de longue date et chef de file de l'opposition depuis 2020, entend proposer une alternative fondée sur la concertation et la proximité. Deux parcours et deux approches pour l'avenir de la commune.
Thierry Stoebner, un candidat « de la continuité »

Christian Dietsch, un candidat du « renouveau démocratique »

Thierry Stoebner, un candidat « de la continuité »
Le maire sortant n'est pas un novice en politique locale. Son engagement a débuté en 2008, il est ensuite devenu adjoint de Philippe Rogala en 2014, en charge des associations et des animations communales. En 2020, il franchit une nouvelle étape en créant sa propre liste, qui remporte les élections municipales. Parrallèlement à son mandat de maire, il occupe le poste de vice-président de Colmar Agglomération, où il pilote le plan de mobilité et la gestion des voiries. Pour ce nouveau mandat, Thierry Stoebner a choisi d'attendre le début de l'année pour officialiser sa candidature, estimant que deux mois de campagne suffisent. Il souhaitait également rester pleinement disponible pour terminer les projets en cours. Sa liste comprendra environ 30% de nouveaux visages par rapport à 2020. Fort de ses multiples expériences, le candidat souhaite mettre cette expertise au service de sa commune.
Un mandat particulier
Interrogé sur son bilan, le maire sortant évoque un mandat qui lui a apporté « beaucoup de satisfaction personnelle, malgré des conditions difficiles ». L'élection du mois de mars 2020 a été suivie d'une mise en place tardive, à la fin du mois de mai, en raison de la crise sanitaire. Les confinements, la flambée des prix des matériaux, la hausse du coût de l'énergie puis « deux années d'instabilité politique nationale » ont rythmé ce mandat. Malgré ces obstacles, l'équipe municipale affirme avoir maintenu le cap et tenu ses engagements. Parmi les projets phares de ce mandat figure la rénovation du pôle scolaire et périsolaire, avec un engagement tenu : une place à la cantine pour chaque enfant et des locaux sécurisés. D'autres chantiers ont également abouti, comme la réfection du pont des Américains ou encore le passage de l'éclairage public en LED.
Si les électeurs lui renouvellent leur confiance, Thierry Stoebner entend poursuivre sa méthode : « traiter les problèmes un par un ». Deux chantiers se profilent à l'horizon. Le premier concerne la rénovation des bâtiments associatifs, la salle polyvalente actuelle affichant un taux d'utilisation de 100% et les performances énergétiques étant « désastreuses » d'après le maire. Le second axe porte sur la culture et le sport. Thierry Stobner souhaite organiser des assises pour améliorer la coordination entre les nombreuses associations culturelles de la commune, afin d'optimiser leur travail et de sécuriser l'offre culturelle à long terme. Au-delà de ces projets, le candidat exprime une préoccupation majeure : le vieillissement de la population. Avec 15% des habitants de plus de 70 ans et des classes d'âges importantes arrivant à la retraite, la commune devra anticiper les besoins en logements seniors et renforcer le soutien aux associations oeuvrant auprès des personnes âgées.
Son message aux électeurs est clair : il les invite à voter pour un projet plutôt que contre quelqu'un, et surtout, à se rendre massivement aux urnes.
Christian Dietsch, un candidat du « renouveau démocratique »
Figure bien connue du paysage politique local, Christian Dietsch affiche son souhait de briguer un premier mandat de maire. Avec plus de 30 ans d'engagement au service de la commune, il a naturellement accepté de conduire une liste en 2026, étant à la tête du groupe d'opposition depuis 2020.
Sa liste complète réunit 30 colistiers, mêlant expérience et renouvellement. 15 candidats sont issus de la précédente équipe, tandis que 16 nouveaux profils rejoignent le groupe. « Ils ne sont pas là pour faire de la figuration », insiste le candidat, qui met en avant une équipe « motivée, compétente et ancrée dans la réalité du terrain ».
« Le candidat des solutions du quotidien »
Christian Dietsch revendique un projet « sérieux, réaliste et proche des préoccupations quotidiennes ». Son programme entend avant tout améliorer le cadre de vie, en s'attaquant aux questions de circulation et de stationnement, à l'entretien des voiries et en freinant la densification urbaine. Le candidat souhaite également renforcer le vivre-ensemble, notamment par le développement d'évènements festifs et culturels, le soutien au tissu associatif, la création de lieux de rencontre et la mise en oeuvre d'actions de solidarité.
L'élu met par ailleurs l'accent sur un « renouveau démocratique », fondé sur une communication transparente et une plus grande concertation avec les habitants, à travers des réunions de quartier et la mise en place d'un conseil citoyen. La protection de l'environnement et la santé figurent aussi parmi ses priorités, avec une « approche locale et pragmatique » du développement durable, la promotion des circuits courts et des actions de prévention. Attentif aux enjeux scolaires et périscolaires, Christian Dietsch souhaite sécuriser les abords des établissements et améliorer l'accessibilité du nouveau groupe scolaire. Il affirme vouloir garantir une gestion rigoureuse des finances communales et une « maîtrise de la fiscalité », en privilégiant des projets à « fort impact » pour les habitants.
Critique à l'égard de la municipalité actuelle, il dénonce un manque de concertation, tant avec la population qu'avec les élus. Se présentant comme « le candidat de tous les habitants », il met en avant l'écoute, l'équité et l'action, estimant qu'il s'agit de « remettre la démocratie locale au coeur de l'action municipale, en gérant la commune avec, et pour, les habitants ».
Propos recueillis par Anaïs Follenius / © Anaïs Follenius

