29 octobre 2026
Les vacances de la tousssaint sont parfaites pour aller visiter un sanctuaire cinéraire au milieu d’une forêt, dans la commune de Muttersholtz. Cet espace funéraire en pleine forêt a été conçu pour proposer un lieu de mémoire et d’inhumation original dans un cadre naturel. Un concept venu d’Allemagne, dont Muttersholtz a été la première commune française à s’inspirer ; rapidement suivie par d’autres initiatives.
Notre marche est accompagnée par un léger vent d’automne qui bruisse dans les feuilles. Un parfum boisé d’humus submerge les sens, comme un encens entêtant qui invite au calme et à la sérénité. À l’emplacement du site cérémoniel, deux majestueux chênes accueillent les visiteurs venus se recueillir. La promenade est balisée par des cordelettes et des panneaux d’information permettant de s’orienter dans cette petite forêt.
Le sanctuaire, proche de la route vers Hilsenheim, est facile d’accès, même pour les personnes à mobilité réduite. Toutes les concessions sont disséminées tout autour des arbres. Qu’ils soient majestueux, comme le chêne, ou plus discrets, comme le hêtre, chacun propose douze emplacements à son pied, comme les douze heures d’une horloge. À l’image du temps qui passe. Les tarifs des concessions varient en fonction de la taille de l’arbre choisi. L’urne funéraire est ensuite enterrée à son pied et une plaque commémorative y est apposée.
Le site cinéraire compte 300 concessions pour un tarif de 600 à 800 euros pour 30 ans. Le sanctuaire pourrait évoluer au fil du temps et des demandes. Il est ouvert à toutes les confessions. Chacun peut choisir de s’y faire inhumer, indépendamment de sa religion, de ses appartenances ou de son lieu de résidence.
La forêt sanctuaire est accessible à la promenade libre, dans le respect des règles de sécurité et du lieu. Monsieur Barbier maire de Muttersholtz, attire notre attention en cette période de la Toussaint : il n’est pas autorisé de déposer des objets ou des fleurs. Le site doit rester naturel et intact. Seuls quelques végétaux issus de la forêt sont tolérés.
Propos recueillis par Mélanie Straub / © Crédit photo : Mélanie Straub

