Sélestat : Philippe Desaintquentin devient le nouvel adjoint aux finances


29 juillet 2022

Dense de 20 points à l’ordre du jour, le conseil municipal de Sélestat du jeudi 28 juillet était marqué par l’élection d’un nouvel adjoint aux Finances, poste laissé vacant après la démission de Charles Sitzenstuhl, fraichement élu député. Budget, sport local, partenariat avec les Vitrines de Sélestat et site Celluloïd ont également été abordés.

Un conseil municipal avec quelques changements. Cette séance du 28 juillet s’est ouverte par l’accueil et la bienvenue à Guillaume Vetter, devenu conseiller municipal suite au départ de Charles Sitzenstuhl, à cause de la loi de non-cumul de mandats. La démission du député a engendré une seconde modification, avec l’élection d’un nouvel adjoint en charge des Finances. Avec 24 bulletins à son nom - mais également neuf votes blancs - Philippe Desaintquentin prendra la relève. Après quelques remerciements, le nouvel adjoint a déclaré vouloir « s’inscrire dans la continuité du travail de Charles ». Un travail qui était « emprunt de qualité, d’écoute et de disponibilité ».

Ecoutez sa réaction :



Vice-président du Sélestat basketball club, Philippe Desaintquentin a dû quitter ses fonctions au sein l’exécutif de l’association, mais en restera membre.

Un important volet sur les finances

Divers points ont été abordés au sujet des finances de la ville. Ces derniers ont été présentés par Marcel Bauer, Philippe Desaintquentin n’étant pas encore adjoint au moment de la préparation de ce conseil municipal. Quelques modifications ont par exemple été apportées au budget primitif. Une décision « relativement importante », qui a dû être prise dans le cadre de la hausse globale des prix, mais également en raison d’autres événements, survenus depuis le vote du budget. Les explications de Marcel Bauer, maire de Sélestat :



Plus de 150 000 euros ont par exemple été mis sur la table, en raison de la revalorisation du point indiciaire pour les fonctionnaires. Certaines sommes, destinées aux travaux du projet Charlemagne, l’aménagement de la rue Romy Schneider – anciennement chemin de Bergheim – et de la rénovation de l’Eglise Saint-Georges, ont été retirées, compte tenu de l’état d’avancement de ces derniers.

Au sein de ce budget, la question de la transition énergétique, d’abord soulevée par Bertrand Gaudin, a suscité quelques débats. « Ce n’est pas qu’une question écologique, c’est aussi une question de finances », a souligné le conseiller d’opposition, le surcout prévu concernant les dépenses d’électricité s’élevant à plus de 160 000 euros. « J’y ai cru », a répété Denis Digel au sujet des économies de consommation énergétique, liées à des travaux dans les bâtiments de la mairie et de la Bibliothèque Humaniste. Selon Jacques Meyer, premier adjoint, « les objectifs ont été atteints ». « Il ne faut pas parler de prix mais de kilowatt au mètre carré », a-t-il rappelé. Pour Caroline Reys, des économies auraient pu être faites lors du Corso Fleuri : « On aurait pu économiser un semi-remorque de fleurs venues de Hollande ». Marcel Bauer l’interroge, « Vous souhaitiez ne pas organiser le Corso Fleuri ? », ce à quoi répond l’élue écologiste, « Non, mais il y aurait pu avoir un ou deux chars en moins », de quoi limiter les dépenses et la pollution. Au cours du vote, les élus d’opposition s’abstiennent de cette modification du budget primitif.

Coup de pouce au sport local

Des dépenses supplémentaires ont également été faites pour promouvoir le sport sélestadien. 50 000 euros seront notamment reversés au Sélestat Alsace Handball (SAHB) pour sa montée en première division nationale, « un des meilleurs championnats du monde » selon Marcel Bauer, et 10 000 euros au Sélestat Basket Club, dans le but de soutenir l’équilibre financier du club, qui a souffert de la crise sanitaire. Au sujet la somme reversée au SAHB, « ce n’est pas assez » aux yeux Yvan Giessler : « Il faut se donner les moyens pour pouvoir rester en Starligue ».

Du 14 au 16 septembre prochain, la ville de Sélestat sera l’hôte de la quatrième journée du tournoi de France de volleyball féminin. Les équipes de France, Colombie, Argentine, Canada, Belgique et Japon seront notamment présentes. En marge de ce tournoi, des animations avec les scolaires et clubs de la ville ont encore été programmées.

Des fuites d’éléments confidentiels sur les réseaux sociaux ?

Une convention de partenariat, entre la Ville et les Vitrines de Sélestat, a été votée au cours du conseil municipal. L’association commerçante, qui organise un certain nombre d’événements au cours de l’année, avait sollicité une aide financière et logistique auprès des élus. Caroline Reys, qui a pris la parole pour son groupe, « salue les initiatives prises », mais annonce qu’ils s’abstiendront de ce vote. Dans ce partenariat figure la remise en fonction de la sonorisation de la ville, « la musique diffusée est une nuisance sonore pour certains ». L’élue d’opposition a également profité de son intervention pour faire un rappel à l’ordre du règlement. « Il ne faut pas divulguer d’informations, notamment sur les réseaux sociaux, de projets en cours avant qu’ils soient votés ». Un rappel que Marcel Bauer salue, en faisant un clin d’œil à la presse, pour faire passer le message.

Friche Celluloïd, les résultats de la consultation

Menée du 16 mai au 16 juin, c’était l’heure du bilan pour la consultation au sujet du projet de reconversion du site Celluloïd. « Un projet qui n’a pas été remis en cause par le public », explique Claude Schaller, adjoint en charge de l’Urbanisme. Les sept personnes ayant participé à cette concertation ont pu apporter diverses observations. Parmi les remarques, une certaine sensibilité à l’environnement, à l’intégration paysagère et à la consommation énergétique a été constatée. Sur ce « dossier qui lui tient à cœur », Caroline Reys s’est montrée en adéquation avec certaines observations : manque de logements participatifs ou de mixité sociale. La conseillère d’opposition a également souligné le manque d’emplacements pour les vélos. Un élément qui n’avait pas été prévu, mais qui a été rajouté au projet grâce à cette concertation, a expliqué Claude Schaller. De son côté, Denis Digel rappelle que ce projet est loin d'être celui qu’il avait imaginé. « Le site est à l’entrée de la ville, à côté du centre-ville. Pour 185 logements, le parking est beaucoup trop petit. ». Le conseiller d’opposition y voyait là l’occasion de générer davantage de places de stationnement. Claude Schaller ne voit pas les choses du même œil, « s’il y a trop de places de parking, l’usage de la voiture ne sera pas remis en question », a-t-il expliqué. Avant de voir l’avancée de ce projet, une étude environnementale doit encore se tenir. Le terrain pourrait être débarrassé de ses anciens bâtis d’ici mi 2023, si tout se passe comme prévu.

Propos recueillis par Solène Martin (AZUR FM) / © Crédit photo : Solène Martin