Sélestat : Une programmation « plus équilibrée que jamais » aux Tanzmatten

La saison 2026-2027 des Tanzmatten à Sélestat vient d'être dévoilée. Une cinquantaine de rendez-vous entre théâtre, humour, cirque ou encore danse seront proposés au public. Coups de cœur, temps forts et représentations à destination de toute la famille : Jean-Paul Humbert, directeur de la salle de spectacle, nous présente cette nouvelle programmation.


C'est une saison plus équilibrée que jamais qui attend le public cette saison aux Tanzmatten de Sélestat.

Il me semble, oui, qu'elle est très équilibrée. A savoir, elle est très variée, diversifiée. Il y a différentes esthétiques : théâtre, danse, humour, cirque, jeune public, comédie musicale, musique classique... Il y en a vraiment pour tout le monde, pour les jeunes, les moins jeunes. Les spectacles sont toujours très accessibles, par moment euphorisants, joyeux, instructifs. Il y a des choses légères, mais aussi pas mal de spectacles engagés dans l'ère du temps ou en lien avec la société actuelle.

En parlant de spectacles engagés et en lien avec l'actualité, on va notamment évoquer la politique, qui rythmera les mois à venir.

Nous avons les élections présidentielles, législatives et d'autres élections à venir. On a trois-quatre spectacles un petit peu en lien avec l'actualité. On a une comédie qui s'appelle « La Crise ». Ça fait longtemps qu'on y est, mais on démarrera l'année avec ça. Il y a « Les Hommes du président », où les comédiens vont devoir sauver le pays, « L'Art d'avoir toujours raison », une conférence-spectacle sur la communication, qui décortique les messages et nous prouve qu'on peut parfois communiquer sans dire grand-chose. Il y a « Made in France » aussi. Un très beau spectacle de théâtre, Molière de la mise en scène, qui évoque la crise industrielle et les délocalisations.

La thématique de la santé sera également particulièrement représentée.

C'est un travail qu'on engage sur deux-trois saisons avec des résidences de territoire. On mettra en place différentes actions, interventions en lien avec d'autres structures du Centre-Alsace : établissements scolaires ou hôpitaux, mais encore différentes structures sociales. Comme spectacles, on aura « Les Frottements du cœur », qui a eu le Molière du meilleur seul en scène, et une création qui s'appelle « La Bête qui se loge dans mon sein » par rapport au cancer. Les approches sont toujours très optimistes, voire avec des notes d'humour.

Au-delà de ces sujets pas forcément évidents, la programmation se veut aussi comme une occasion de respirer, avec une pointe de nostalgie.

On a toujours le sentiment qu'avant c'était mieux. Donc là, on navigue un petit peu dans le 18-19e siècle, dans le 20e siècle, les années 50-60, et après les années 70-80-90, avec du théâtre classique comme « Le Barbier de Séville » ou « La Vie parisienne », un opéra bouffe d'Offenbach. Sur des choses plus récentes, nous aurons un superbe tribute aux Bee Gees, un groupe qui s'appelle « Night Fever ». D'autres spectacles comme ça, comme « Oum Pa Pa ! Opus 2 » qui reprennent des tubes, « Immortelles Mélodies » autour d’Ennio Morricone notamment, « Le meilleur des années Swing » avec The Glenn Miller Memorial Orchestra. Il y a comme ça dans la saison plein de petits retours en arrière sur d'autres époques qui nous feront le plus grand bien.

On aura aussi beaucoup d'humour.

Bien sûr, la semaine de l'humour avec des formes d'humour un petit peu différentes. On a notamment un très beau spectacle familial pour les tout-petits, les grands et les très-grands. Ce sont les « Rabbit Eaters », une sorte de cabaret déjanté. Un côté un peu music-hall, circassien, avec plein de gags et des numéros improbables. C'est très drôle. Ou encore « Y’a de la joie » avec Michaël Hirsch le 8 octobre.

Comme chaque année, plusieurs concerts sont également au programme.

Là aussi, on essaie d'avoir des esthétiques musicales variées, que ce soit chanson, jazz, blues, rock, musique classique. Il y aura des jeunes talents comme « Ysé » en chanson française, des noms plus connus comme « Natasha St-Pier », tête d'affiche au mois de mai, ou « Keren Ann » en chanson française qui tourne depuis très longtemps. Un grand bluesman actuel : « Manu Lanvin », qui est le fils de Gérard Lanvin. Nous aurons aussi « Ladaniva », qui est une formation franco-arménienne dans un registre plutôt musique du monde - pop, qui mettra une belle ambiance au mois de décembre. Une dizaine de concerts, sans oublier « Lusaint », une jeune révélation anglaise en jazz, jazz soul.

On l'a évoqué plus tôt, la programmation des Tanzmatten souhaite toucher tout public. Des représentations pour les plus jeunes seront encore naturellement proposées.

Nous aurons des spectacles pour les tout-petits, notamment « Poil de la Bête » avec des animaux sur scène, poules, canards, etc. Des formes plus théâtrales, circassiennes, de la chanson pour les petits et une très belle comédie musicale au mois de décembre : « Oliver Twist ». C'est théâtral, c'est chanté, il y a de la danse, des changements de costumes, c'est très vivant, très joyeux.

Lors de la présentation de cette nouvelle saison, vous avez notamment mis l'accent sur les deux représentations à venir de « Machine de Cirque », les 28 et 29 novembre prochains.

On a mis deux séances parce que ça va être très demandé. C'est un très grand spectacle de cirque d'une compagnie du Québec. Ils sont parmi les meilleurs en cirque. C'est très énergique, plein de numéros un peu fous. On se dit que fin novembre, au cœur de l'hiver, ça nous fera le plus grand bien.

D'autres coups de cœur que vous avez à nous suggérer cette saison ?

J'en ai plein ! On a aussi deux spectacles de danse qui sont très bien, avec à chaque fois plusieurs danseurs sur scène, des choses bien pêchues, bien dynamiques : « Macéra » au mois de janvier, puis « Dive » au mois d'avril.

On peut aussi dire un petit mot sur la soirée d'ouverture. Deux sont programmées, les 22 et 23 septembre.

L'idée c'est d'avoir un spectacle familial qui plaise aux enfants, aux parents, ainsi qu'aux grands-parents. Avec « Génération Barber », c'est le Barber Shop Quarter qui revient. Il s’agit du nouveau spectacle mis en scène par Sophie Forte qui se veut amusant, drôle, avec des chansons, des apartés. Deux soirées avec un prix d'entrée hyper accessible à cinq euros. Ce qui fait qu'une famille peut venir sans problème à trois-quatre pour pas très cher.

Retrouvez la programmation complète et la billetterie en ligne sur le site tanzmatten.fr. L'ouverture des abonnements en ligne se fera le lundi 3 août à 10h.


Propos recueillis par Solène Martin / © Crédit photo : Keshvary / William Théberge